FACE b #4 - Embarquement immédiat

L'humain, le vrai carburant de l'événementiel; pas de désir sans plaisir dans la pub; l'authentique, valeur montante des réseaux sociaux... Nos dernières pistes de réflexion avant la pause transat.

Ces sujets qui alimenteront vos apéros estivaux :

  • L’événementiel de demain sera humain ou ne sera pas

  • Le désir responsable, ennemi de la créativité publicitaire ?

  • La banane, un fruit bien de chez nous

  • L’esthétique du vrai bouleverse les codes des réseaux sociaux

  • Le do it yourself boost l’univers des jeux vidéo


L’humain, cet événement ambulant

Vous en connaissez beaucoup, vous, des professions qui sont parvenues à se réinventer en à peine douze mois après qu’une crise ait réduit leur activité à néant ? Réfléchissez-bien, vous verrez qu’ils se comptent sur le doigt d’une main. 

Le reboot effectué par les professionnels de l’événementiel n’en n’est que plus spectaculaire. D’ailleurs, ils ne manquent pas une occasion de vous le rappeler, Brainsonic Event en tête. Que voulez-vous, quand on revient d’entre les morts, la soif de vie est décuplée et il est naturel de vouloir convertir les « ignorants » à sa foi. Sa foi en l’avenir bien entendu. Et nous, l’avenir de l’événementiel, nous le voyons foisonnant. L’intégration en mode « accéléré » du digital et des nouvelles technologies dans nos process d’agence nous pousse désormais vers de nouveaux challenges où l’audace et la créativité ne seront plus limitées par des contraintes physiques propre au monde d’avant. 

De manière ultra accélérée, notre terrain de jeu s’est ouvert à de nouveaux horizons. Mais ce n’est pas en misant uniquement sur les nouvelles technologies que nous parviendrons à les conquérir. Le principal carburant de cette nouvelle dynamique, c’est l’humain. 

Il suffit d’observer la façon dont chacun de nous jouit de sa liberté retrouvée depuis quelques semaines pour comprendre à quel point ce qui compte dans un événement de 4, 10, 100 ou 1 000 personnes, ce n’est pas le lieu, l’ambiance, le budget ou le décorum, mais ce qu’amène chacun : son identité, son entrain, sa curiosité, sa bonne humeur, sa ferveur, son goût des autres… L’humain est en définitive un événement ambulant. À lui seul, il est l’énergie qui alimente tous les projets grâce à l’interaction qu’il crée avec ses congénères, où qu’il soit. 

Longtemps le monde de l’événementiel s’est appuyé sur une injonction hyper efficace mais désormais surannée pour sensibiliser ses audiences : be part of it. L’enjeu consistait à magnifier la scène et les acteurs. Aujourd’hui les liens qui nous unissent sont devenus nos biens les plus précieux, sans doute devons-nous nous concentrer davantage sur le public auquel nous nous adressons et exploiter la formidable ressource qu’il est prêt à nous offrir. Elle vaut de l’or et se nomme l’envie. 


Faisons-nous plaisir

- Alban Penicaut, Directeur de la création de Brainsonic

Depuis un peu plus d’un an les Français traversent ce qu’il faut bien appeler un scénario cauchemardesque. Au gré des variations de la pandémie, ils ont été alarmés, contaminés, confinés, libérés, re-confinés, vaccinés et pour finir re-libérés. À ce jeu des montagnes russes émotionnelles, il leur est bien difficile de se concentrer sur autre chose que le lendemain tant leurs habitudes ont été bouleversées par l’irruption du Covid dans leur quotidien. Inévitablement, leur consommation a pâti de ce contexte chahuté. Selon la récente étude « Next Leading Brands » menée par l’institut BVA et l’agence Babel, un Français sur deux a changé ses habitudes de consommation durant la crise sanitaire, dans le but de faire " mieux ", c'est-à-dire, par eux-mêmes ou via de nouvelles pratiques en se laissant notamment tentés par des marques plus saines ou plus responsables.  Surtout, la crise a fait émerger des tensions concernant la consommation. 

Selon l’étude, pas moins de 61% des sondés disent éprouver un malaise face à la " surconsommation " en général ; 48% d'entre eux affirment d'ailleurs avoir moins envie de consommer et 46% ont du mal à se repérer parmi les marques de consommation courante. Encore plus intéressant, 43 % des sondés âgés de 18 à 34 ans déclarent éprouver de la culpabilité quand ils font certains achats, contre 29% des Français en moyenne. Ce dernier chiffre nous donne la chair de poule et illustre à quel point il est temps de réaffirmer la notion de plaisir dans la communication des marques. 

Le discours responsable qu’adoptent les marques s’accompagne souvent d’un ton moralisateur qui ne sert pas leurs intérêts. 

Pourquoi ? Parce que le discours responsable qu’adoptent depuis plusieurs mois la plupart des grandes marques, bien que vertueux, s’accompagne bien souvent d’un ton moralisateur qui ne sert pas leurs intérêts. La période actuelle appelle au contraire à une libération de l’expression publicitaire seule façon de nourrir l’envie qui a tant fait défaut aux consommateurs ces 18 derniers mois. Contrairement aux idées reçues, adopter un ton responsable ne signifie pas forcément être ennuyeux. Les annonceurs doivent garder en tête que désir et contrition ne font pas bon ménage, et que la publicité à vocation de divertir. 

—> Le film Eternal pregnancy conçu par l’agence belge Mortierbrigade pour le compte du collectif Zij-Kant, qui s’engage pour l’égalité homme-femme, a gagné un Gold aux derniers Cannes Lions.

À trop vouloir se montrer exemplaire certains annonceurs passent leurs messages à la javelle pour apparaître plus blanc que blanc… Et à force de travestir la notion de désir par le biais du filtre écoresponsable, les marques prennent le risque d’entretenir cette culpabilité qui ronge les Français. Et de nourrir une dichotomie cognitive qui consiste à proposer un produit tout en disant aux consommateurs de ne pas l’acheter. 

La crise a démontré que les consommateurs sont aujourd’hui dans une logique ou il s’agit davantage d’être que d’avoir.

Si l’incertitude qui caractérise la période actuelle complexifie la mécanique du désir, la crise a démontré que les consommateurs sont aujourd’hui dans une logique ou il s’agit davantage d’être que d’avoir : être heureux, être ensemble, être libre, plutôt posséder des biens matériels. Une quête de sens qui remet en cause l’utilité des produits et interroge la valeur des marques. Le phénomène est particulièrement visible dans l’univers du social media où les influenceurs ont délogé les égéries qui portaient jusqu’ici l’image des marques. Le grand public est désormais plus sensible à l’idée d’être cet influenceur tendance qui rythme son quotidien ou de partager une expérience avec lui qu’à celle de posséder à tout prix le produit de telle ou telle marque.

La crise du Covid n’a fait qu’accentuer la bascule, et c’est un sacré chantier qui s’ouvre à nous pour en saisir les opportunités. Le contexte est suffisamment lourd comme ça pour que la pub ne tombe pas dans un excès de conformisme.


Le goût du travail bien fait

La gastronomie française regorge de produits régionaux qui font la fierté de notre terroir :  la moutarde de Dijon, les escargots de Bourgogne, les fraises de Plougastel, la clémentine de Corse… Tous ces aliments disposent d’un imaginaire fort, d’une origine synonyme de qualité et d’un univers sensoriel unique. La banane, elle, est moins spontanément identifiée comme une richesse nationale. Après tout, il n’y a rien qui ressemble plus à une banane qu’une autre banane… 

Voilà typiquement le genre de réflexion d’ignorants qui fait s’étrangler les producteurs de Martinique et de Guadeloupe ! Car ce fruit est morceau de la culture française, reconnu pour son goût unique et son mode de culture agro-écologique. Encore faut-il se souvenir que ces deux îles des Antilles, malgré leur éloignement, sont des territoires français.  

Tel était l’enjeu de la campagne que nous a confié l’Union des groupements de producteurs de bananes de Guadeloupe et Martinique (UGPBAN). Contrairement à ce que l’on pourrait croire, l’exercice est tout sauf du gâteau puisque ce fruit véhicule une image populaire qui peut rapidement vous orienter sur des mauvaises pistes. Comme le dit l’expression, le risque de se faire bananer par une mauvaise intuition n’est jamais loin. 

Puisque la banane de Guadeloupe et Martinique dispose d’attributs uniques issus non seulement de son mode de production durable mais aussi de la richesse de la faune et la flore qui l’entoure, le parti pris de l’agence a été de mettre en valeur cet exotisme à travers des visuels où les couleurs et les saveurs explosent. Le tout servi par des accroches en forme de clin d’œil à l’identité française chargées de porter la nouvelle signature synonyme de produit haut de gamme : « La banane à la française ».


L’esthétique du vrai bouleverse les codes des réseaux sociaux 

Elles se nomment BeReal, Dispo, Poparazzi, séduisent de plus en plus massivement la génération Z et occupent aujourd’hui le haut du classement de l’App Store. Ces trois applications photo apparues depuis peu sur les portables des 15-25 ans ont la particularité de toutes miser sur un même atout : l’authenticité.  

Lassés des diktats de l’apparence qui sévissent sur les réseaux sociaux, de plus en plus de jeunes prônent désormais un retour au vrai. Fini les photos avantageusement retouchées, place au brut, au naturel, à la spontanéité.  « La mode du fake a incontestablement du plomb dans l’aile, et le fait que cela s’illustre sur l’aspect le plus sensible des jeunes populations - leur image - est révélateur de l’importance du changement que nous sommes en train de vivre », estime Anthony Delorme, Partner en charge de la prospective chez Brainsonic.  

Avec ces nouvelles applis photo, l’objectif n’est pas d’apparaître sous son meilleur jour, mais tel que l’on est vraiment.

Avec ces nouvelles applis photo, l’objectif n’est pas d’apparaître sous son meilleur jour, mais tel que l’on est vraiment. « C’est un retour au temps de l’argentique où le résultat de votre photo était loin d’être garanti et où les ratés se révélaient parfois meilleurs que le cliché attendu », insiste Anthony.  

Créée en 2020 par Alexis Barreyat et Kévin Perreau, deux anciens élèves de l'école 42, BeReal invite chaque jour son utilisateur, à une heure aléatoire, à publier dans un post ce qui se passe autour de lui dans un temps imparti de deux minutes. L'idée est de motiver chacun à partager la vie qui l'entoure sans artifice, filtre ou autre préparation ou retouche. Atout supplémentaire de l’appli, le principe de réciprocité : s'il participe, l’utilisateur peut alors découvrir les posts des autres. S'il ne joue pas le jeu, à l'inverse, il n'aura rien à voir.  

Avec Dispo, il n’y a pas non plus à réfléchir quinze minutes sur la position, l’exposition, ou le filtre parfait qui rendront la photo "likeable" : il n’y a qu’une seule photo de prise, c’est l’originale. L’utilisateur envoie la photo brute « à développer », et jusqu’au lendemain matin à 9h, le résultat reste une surprise. Si on décide de publier la photo, elle sera répartie dans un des albums rangés par thèmes communs entre utilisateurs, les interactions étant pour l’instant limitées aux commentaires et aux likes.  

Poparazzi permet à chacun de s’improviser paparazzi de ses proches

Poparazzi, quant à elle, ne s’intéresse pas à vous, mais à votre entourage. L’idée est de prendre en photo vos amis et de poster le cliché en le taguant, ce qui permet d’alimenter le fil de leur profil. Pour ce qui est du sien, ce sont les photos prises et postées par ses amis qui le constitueront. Chacun devient donc le paparazzi de ses proches, l’esprit de la photo volée étant bien évidemment respectée puisque les clichés ne sont pas modifiables.   

Sur les réseaux sociaux, la notion d’instantané sur laquelle s’est construite une appli comme Instagram s’est peu à peu travestie sous l’influence du selfie. Il est donc logique que la quête de l’authentique ne cesse de prendre l’ampleur. La tendance du No Make Up initiée par de nombreuses stars et influenceuses désireuses d’adopter un « état naturel », avait déjà initié le mouvement.  

« Au-delà du phénomène sociétal qui fait la part belle à l’inclusion, à l’éthique et aux respects des différences, les signaux que renvoient ces nouveaux usages sont ceux d’un besoin d’alternatives exprimé par les jeunes générations, estime Anthony Delorme. Les adeptes de ces nouvelles applications photo cherchent des écosystèmes sociaux bâtis sur des codes qui prennent le contre-pied de ceux déjà existants pour mieux revendiquer leur personnalité ».  


Roblox : le jeu do it yourself qui embarque les gamers

Si l’univers des jeux vidéo fascine autant les jeunes c’est qu’il offre une variété d’expériences peu communes dans le monde du divertissement. Quel que soit leur univers de prédilection, les gamers plongent dans des aventures spectaculaires et addictives en partageant leur passion avec une communauté de fans qui constitue souvent leur seconde famille. Parmi les jeux qui rassemblent le plus grand nombre d’aficionados, Roblox est un cas à part. Plus qu’un simple jeu, il s’agit d’une plateforme qui permet aussi de créer soi-même des jeux quel que soit son âge et son niveau d’expérience. Autre originalité du logiciel, ces jeux « maison », surtout les plus complexes, peuvent rapporter de l’argent à leurs concepteurs si ces derniers font payer les joueurs, notamment pour déverrouiller certaines fonctions

Selon l’entreprise américaine à l’origine de la plateforme, Roblox Corporation, plus de la moitié des utilisateurs ont moins de 13 ans. L’an dernier, 150 millions de joueurs dans le monde s’y branchaient au moins une fois par mois. À titre indicatif, au sommet de sa popularité en août 2018, le jeu Fortnite avait atteint 78,3 millions d’adeptes en un mois.

Le phénomène Roblox n’a évidemment pas échappé aux artistes et aux marques. Cet hiver, le chanteur Lil Nas X a ainsi offert la possibilité à ses fans de se propulser dans un concert virtuel pour la première représentation sur scène de son titre Holiday. Un événement qui a attiré plus de 30 millions de visites. De son côté, Gucci y a proposé une expérience multimédia immersive avec son espace Gucci Garden.


On ne fait pas toujours les gros titres mais ça ne nous empêche pas de pavoiser : 

🧑🏻‍🦱 Morgan Loir,  nommé consultant Social Selling & Employee Advocacy

🏆La Nuit des Rois : l’agence doublement couronnée avec Microsoft et BNP Paribas Asset Management

🏆Deauville Green Awards : notre campagne N’ignorons plus pour ONU Femmes France contre les violences faites aux femmes a été gratifiée d’un trophée argent

🏆CX Awards : Le bronze pour notre social game pour BNP Paribas Asset Management, catégorie  “Stratégie data & personnalisation”

💻 TotalEnergies fait son lancement interne en live avec Brainsonic Event 


On en a fini. Mais FACE b, c’est comme ce petit air qui vous trotte dans la tête, difficile de s’en débarrasser. 

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